Un rêve à partager
à l'occasion du 8 mars


Aujourd'hui, toutes et tous sont invité-e-s à célébrer la journée internationale des femmes. C'est une occasion de s'arrêter, de poser un regard sur le parcours déjà fait. Lorsque nous examinons les conditions des femmes chez tous les peuples de la Terre, nous sommes amenés à conclure qu'aucun a pleinement reconnu une place aux femmes comme partenaires à part entière dans les diverses sociétés et cultures.

Certes certains acquis, comme le droit de vote, la reconnaissance juridique ou l'autonomie sociale, ont été gagnés parfois par des combats de plusieurs décennies. Ces avancées nourrissent une mémoire vivante de notre dignité et de notre contribution , trop souvent invisible, à notre société.

Néanmoins nos acquis sont fragiles et il est important de rester vigilant-e-s. Des glissements, d'apparence anodine, peuvent entraîner une restauration des vieux schémas stéréotypés. Pour contrer certaines tendances contemporaines, il importe de transmettre le flambeau aux jeunes générations. Chaque femme, chaque homme a la responsabilité de raconter l'histoire des femmes tant à leurs filles qu'à leurs garçons et les motifs qui ont poussé des femmes à agir pour transformer le monde. La seconde voie est d'habiliter nos enfants à développer un regard lucide sur la situation actuelle et à former un jugement critique face à toute forme de domination quelle qu'elle soit.

D'ailleurs, la reconnaissance de l'égalité des femmes ne pourra être pleinement acquise qu'à la condition que les femmes et les hommes partagent l'idéal d'un partenariat égalitaire. Il s'agit d'inventer de nouvelles voies fécondes nous offrant la possibilité de mieux accueillir et de mieux vivre la différence non comme une raison de domination mais comme une richesse qui façonne des rapports égalitaires, réciproques et de tendresse. Nous pouvons effectivement espérer en la réalisation éventuelle de ce rêve car bon nombre de femmes et d'hommes tentent d'élaborer, dans leur vie quotidienne, des cultures égalitaires.

En ce début de XXIe siècle, nous sommes interpellé-e-s à créer de nouvelles relations femmes-hommes fondées sur la non violence, la reconnaissance de chacune et de chacun, l'inclusion, la satisfaction des besoins de base, la dignité et le respect mutuel. Cet idéal ouvre un espace de liberté où les femmes et les hommes peuvent co-créer ensemble leur devenir relationnel. C'est le souhait que nous faisons en ce 8 mars.

Danielle Bisson et Patrice Perreault
au nom des comités de pastorale sociale
de Farnham et de Granby et région





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