Maria Gorretti (1890-1902):
Une manifestation de solidarité


Maria Gorreti est une jeune fille qui, à la suite d'un viol, est décédée tragiquement. L'Église l'a canonisée en 1950. Canoniser une personne nous indique que nous pouvons l'adopter comme modèle.

À ce niveau, la figure de Maria nous invite à écouter, à accueillir l'expérience et les propos des femmes victimes de violence et à se solidariser avec elles. Son destin nous amène à considérer ces femmes comme des martyres c'est-à-dire comme des témoins évangéliques qui rappellent, dans le don de leur vie, que le Règne de Dieu est un Règne de dignité, d'égalité, de justice, de liberté et d'amour.

La vie de Maria nous convie aussi à une Église qui accompagne les personnes humaines définies comme un «Je» corporel et relationnel dans toutes ses dimensions. Ce «Je» relationnel et communautaire devient ainsi sacramentel parce qu'habité par le Christ et Dieu.

Elle nous exhorte aussi à construire une Église plus communautaire, relationnelle et égalitaire qui accueille et marche avec les personnes. Ce mouvement est guidé par l'Esprit qui nous insuffle son idéal ecclésial et social (Cf. Ga 3,28; Ac 4,35; Ap 7,15-17)

La figure de Maria peut représenter aujourd'hui un symbole d'inspiration pour tous les membres de l'Église catholique. En effet, elle nous invite à lutter contre toutes les forces politiques sociales et religieuses sexistes ainsi que violentes dont les femmes sont en particulier les victimes.

Le personnage de Maria peut devenir une incarnation de l'espérance que toute personnes puisse se libérer des esclavages discriminatoires et oppressifs. L'héritage de Maria nous incite à faire preuve d'imagination pour créer un nouveau partenariat reposant sur le respect mutuel, l'amour et la tendresse.

Patrice Perreault,
agent de pastorale





Retour à la liste des textes


Adresser vos suggestions ou commentaires à unite-stjlp@netcourrier.com.
Retour à la page d'accueil unite-stjlp.qc.ca.